Archive pour art
vu, lu, ou entendu cette semaine
Posted in Non classé avec des tags art, vu lu entendu on juin 2, 2008 by yonggookvu, lu, ou entendu cette semaine
Posted in Non classé avec des tags art, vu lu entendu on juin 2, 2008 by yonggook
“Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués. Je suis passé par bien des angoisses, bien des enfers. J’ai connu la peur et la terrible solitude. Les faux amis que sont les tranquillisants et les stupéfiants. La prison de la dépression et celle des maisons de santé. De tout cela, un jour, je suis sorti, ébloui mais dégrisé. Marcel Proust m’avait appris que “la magnifique et lamentable famille des nerveux est le sel de la terre“. J’ai, sans le savoir, fait partie de cette famille. C’est la mienne. Je n’ai pas choisi cette lignée fatale, pourtant c’est grâce à elle que je me suis élevé dans le ciel de la création, que j’ai côtoyé les faiseurs de feu dont parle Rimbaud, que je me suis trouvé, que j’ai compris que la rencontre la plus importante de la vie était la rencontre avec soi-même, pourtant j’ai choisi aujourd’hui de dire adieu à ce métier que j’ai tant aimé.”
Yves Saint Laurent
qui connait mika?
Posted in Non classé avec des tags art, au quotidien, Musique on octobre 25, 2007 by yonggook
Pas moi, et je me rends compte que je suis bien le seul.
“T’es sérieux là? Tu le connais vraiment pas?”
” Mais où t’étais depuis un an? sur la Lune?”
Non, je ne connais pas Mika, et je dois maintenant affronter les regards et questions incrédules de mes collègues de bureau au moment de la pause café. Dans leur clémence, ceux-ci m’accordent une deuxième chance.
“Attends, tu le connais peut être pas de nom, mais t’as sûrement dû entendre l’un de ses tubes”
S’ensuit une session Youtube à la recherche des hits de ce Mika: “Grace Kelly”, “Relax”, etc.
“Alors? Non?? Jamais entendu? Mais tu aimes la musique? T’en écoutes de temps en temps?”
Mettons tout de suite les choses au clair: oui, j’écoute de la musique, j’aime la musique, je ne vis pas une seule journée sans musique. Seulement voilà, je ne connais pas Mika et ce qui me gêne le plus c’est non pas de ne pas le connaître, mais de très bien vivre sans. Parce qu’il vaut sûrement le détour ce Mika, vu les éloges de mes collègues. Mais de fournir ce surplus d’effort pour le découvrir et peut-être ensuite l’apprécier, accepter ces moments de sacrifice où je devrais choisir de ne pas écouter MA musique, celle que je connais et qui me procure un plaisir certain, au profit de morceaux inconnus dont il n’est pas dit qu’ils me siéront, je n’en suis plus capable.
Penser que ce que l’on pourrait découvrir au prix de petits efforts n’en vaut pas la peine, se satisfaire de ce que l’on connait en supposant que c’est de toute façon mieux que ce que l’on pourrait découvrir… Je ne suis peut-être pas encore vieux, mais j’en adopte déjà certains comportement frileux. Et ça, ça me gêne.
grève
Posted in Uncategorized avec des tags art, film, Paris on octobre 17, 2007 by yonggookDemain la grève. Pour en évaluer l’ampleur, il suffit d’énumérer les syndicats de la RATP qui ont lancé l’appel : CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSI, SUD, UNSA BUS, UNSA GATC et UNSA SAT.
Malgré les innombrables inconvénients et autres sujets d’énervements, la grève est l’unique moment où l’on peut observer certains specimens parisiens rares: l’homme d’affaire en costume trois pièces sur une trottinette slalomant entre les passants; ou l’élégante parisienne complètement perdue sans son taxi ou son métro et se résignant au bout du désespoir, à demander au premier passant où se trouve la Seine.
Pour oublier l’enfer qui attend les Parisiens demain, laissons Claude Lelouch nous faire rêver d’un Paris qui s’éveille paisiblement, et que l’on traverse en un éclair, de porte Dauphine à Montmartre, pour retrouver sa belle.
J’ai joué pour moi-même…
Posted in Non classé avec des tags art, histoire, Musique on avril 28, 2007 by yonggook
«Il y avait un public, mais j’ai joué pour moi-même (…) J’ai demandé à Dieu de réconcilier les deux parties de l’Europe et de mon cœur».
Rostropovitch raconta par ces mots son interprétation improvisée de Bach au pied du mur de Berlin en novembre 1989. Pour seuls accompagnements, le brouhaha de la foule s’amassant autour de ce monument vivant de la musique, alors que le son des marteaux piqueurs oeuvraient pour la chute du monument de la honte.
Quoi de plus émouvant pour accompagner ce moment d’histoire où la moitié de la planète bascule du côté de la liberté, qu’une suite de Bach interprétée par un homme capable de s’opposer seul à l’empire soviétique.
Quel privilège pour ceux qui passaient par là alors que cet homme pose son tabouret, sort son instrument, et se met à interpréter Bach: spectateurs tolérés d’un moment où cet immense musicien ne joue pas pour eux, mais pour lui; témoins uniques d’une prière musicale pour un monde meilleur, et d’un homme qui ce jour là, incarna à lui tout seul la rencontre entre l’Art et l’Histoire.
