Archive pour film
vu, lu, ou entendu cette semaine
Posted in Non classé avec des tags film, religion, vu lu entendu on février 4, 2008 by yonggookbrokeback caution – lust mountain (Ne pas lire si vous voulez préserver le suspens des deux derniers films d’Ang Lee)
Posted in Non classé avec des tags amour, film on janvier 21, 2008 by yonggook
La force des grands cinéastes est de nous énoncer certains truismes tellement clichés, tellement ressassés, mais avec tellement d’intensité, d’esthétisme, et de sincérité, que l’on a finalement l’impression de se les réapproprier avec une certaine gravité: comme si l’on n’en avait pas saisi le sens profond jusque-là.
Ainsi les deux derniers films d’Ang Lee, Brokeback Mountain et Lust Caution, nous (ré-)enseignent-il que l’amour ne triomphe pas de tout.
“Bien sûr que non, comment pourrait-il en être autrement?” s’exclamerait n’importe lequel n’entre nous n’ayant pas eu la chance de voir ces deux chefs d’oeuvre de notre réalisateur taiwanais préféré.
Pourtant, à mi-chemin des deux films d’Ang Lee, tout ne parait pas aussi évident. Au contraire: on se surprend à croire que les deux cowboys de l’Amérique puritaine arriveront à dépasser les conventions sociales, et que le Chinois collaborant avec l’occupant nippon et la Chinoise résistante chargée de l’attirer dans un piège mortel arriveront à dépasser les obligations partisanes. Pour s’aimer.
Mais lorsqu’essayant de sauver son amant collabo, l’héroïne échoue et se retrouve au bord d’une falaise, agenouillée, attendant l’exécution finale, Ang Lee nous répond cruellement qu’il n’en est rien. Que l’amour ne peut pas tout. Qu’il faut arrêter de rêver.
Ou alors juste un peu, le temps d’une séance de ciné.
grève
Posted in Uncategorized avec des tags art, film, Paris on octobre 17, 2007 by yonggookDemain la grève. Pour en évaluer l’ampleur, il suffit d’énumérer les syndicats de la RATP qui ont lancé l’appel : CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSI, SUD, UNSA BUS, UNSA GATC et UNSA SAT.
Malgré les innombrables inconvénients et autres sujets d’énervements, la grève est l’unique moment où l’on peut observer certains specimens parisiens rares: l’homme d’affaire en costume trois pièces sur une trottinette slalomant entre les passants; ou l’élégante parisienne complètement perdue sans son taxi ou son métro et se résignant au bout du désespoir, à demander au premier passant où se trouve la Seine.
Pour oublier l’enfer qui attend les Parisiens demain, laissons Claude Lelouch nous faire rêver d’un Paris qui s’éveille paisiblement, et que l’on traverse en un éclair, de porte Dauphine à Montmartre, pour retrouver sa belle.
