Archive pour Paris

Michael Jackson’s flash mob tribute: Paris sucks, Stockholm rocks

Posted in Uncategorized avec des tags , on août 3, 2009 by yonggook

Metro ligne 1 avec naturally7, feel it

Posted in Uncategorized avec des tags , , , on mai 9, 2009 by yonggook

vu lu ou entendu cette semaine

Posted in Uncategorized avec des tags , on décembre 8, 2008 by yonggook

Notre Dame

 

 

 

 

 

 

 

 

“When you clean, when you favor hermetic sealing in the name of safety, you also disconnect people from one another. When on top of that you add layers of solipsistic technology, the isolation intensifies. In its preserved Gallic disguise, Paris is today no less a globalized city than New York.”

Abstract from this Roger Cohen op ed here

Barack

Posted in Uncategorized avec des tags , , on juillet 29, 2008 by yonggook
Le peuple de Paris attend Barack

Le peuple de Paris attend Barack

Barack est brillant, Barack est jeune (pour un homme politique), Barack est beau comme un métisse. En Europe, ce fut un triomphe. A Berlin, l’accueil de Barack (we believe in change… non… in change we can believe… non… change: we believe in… non…) n’a rien à envier à ceux de JFK (Ich bin ein Berliner!) ou Ronald Reagan (Tear down this wall!). A Paris, où il ne s’est attardé que quelques heures, le peuple parisien était venu tellement en masse devant le Palais de l’Elysée, que l’auteur de ces lignes a dû faire un détour pénible pour aller de son bureau à la station de métro. Ils étaient tous là: jeunes, vieux, blancs, renois, noichis, rebeus, riches, modestes, sans illusion aucune quant à la probabilité de voir Barack en chair et en os, mais enthousiastes à l’idée d’apercevoir ne serait-ce que la limousine aux vitres teintées transportant l’incarnation de l’Amérique qu’ils aiment.

C’est ça l’Amérique: un gars qui en 2004 fait un beau discours, qui n’a aucune expérience, mais une vision, de l’enthousiasme et de la volonté à revendre, qui croit au changement, et voilà, tout est possible en Amérique, il devient le candidat le plus sérieux à la présidence de son pays.

Bien sûr, il ne pourra rien contre le pétrole cher. Bien sûr, il ne pourra rien contre le déficit budgétaire abyssal de son pays. Bien sûr, il ne pourra rien contre la crise immobilière. Bien sûr il ne pourra rien contre le réchauffement climatique. Bien sûr, il ne pourra rien contre l’extrémisme religieux. Bien sûr il ne pourra rien contre l’obésité. Bien sûr, il ne pourra rien contre la connerie humaine.

Mais les autres non plus. Et lui au moins, il est cool. Ca fait cool de supporter Barack. Comme ça fait cool de regarder le super bowl à la télé jusqu’à 4h du matin à cause du décalage horaire, alors qu’on comprend rien aux règles du foot US. En plus, Barack, il ressemble un peu à Tiger Woods. Mais juste un peu alors.

le guide à Paris

Posted in Non classé avec des tags , , on décembre 12, 2007 by yonggook

Travailler pratiquement en face du Palais de l’Elysée, où l’on trouve la plus forte densité de policiers et gendarmes au mètre carré, comporte ses avantages et ses inconvénients. Lorsque Kadhafi, le “Guide de la révolution lybienne” se trouve en visite à Paris, les inconvénients prennent vraiment le pas sur les avantages.

Le Palais de l’Elysée se trouve en face du 84, rue du Faubourg Saint-Honoré. A quelques pas de là, au 72 de la même rue, se trouve le parking où est garée ma voiture. Voiture que j’espère rejoindre ce soir là, après une journée de travail, lorsqu’arrivé au 70 de cette rue, un cordon de gendarmes m’arrête net: le Guide est attendu à dîner à l’Elysée d’une minute à l’autre, personne ne passe tant que son convoi n’est arrivé. D’ici quelques minutes me dit-on.

Je tente alors d’expliquer au gentil gendarme que ma voiture se trouve juste un mètre plus loin, mais évidemment rien n’y fait, et me voilà coincé à attendre, avec une dizaine d’autres parisiens, que Kadhafi veuille bien nous laisser reprendre le cours normal de nos vies.

Quinze minutes plus tard, toujours rien, si ce n’est que nous sommes maintenant une bonne cinquantaine de Parisiens, amassés sous la fine pluie, le froid, et le vent de décembre, derrière un cordon de sécurité, de plus en plus impatients, surtout que l’on refuse de nous dire combien de temps ce bloquage peut durer, et d’autant plus irrités que tout ceci nous est imposé pour assurer la sécurité d’une personnalité que beaucoup autour de moi n’hésitent pas à décrire comme le “pire des dictateurs”, ou un “voyou sanguinaire”, voire tout simplement “le dernier des connards”, comme le dit ce vieux monsieur à l’allure respectable qui trépigne d’impatience à côté de moi.

Les gendarmes tiennent bon. Parmi eux, certains laissent échapper un air compatissant, alors que d’autres s’inquiètent de ce que la foule – pourtant en rien semblable à des Hooligans alcoolisés – devienne incontrôlable, échaudée par quelques meneurs zélés tels notre vieux monsieur adepte de gros mots.

Puis la délivrance: une grande limousine blanche entourée d’une dizaines de voitures et de motards s’approche et s’engouffre dans l’enceinte du Palais de l’Elysée. Je peux enfin accomplir ces derniers précieux mètres qui me séparent de ma voiture.

En route vers chez moi, je repense à cet épisode burlesque de la vie parisienne: finalement, que restera-t-il de cette manifestation ponctuelle du mécontentement de la foule parisienne? Pas grand chose si ce n’est peut-être, quelques clichés de photos de Parisiens massés aux abords du Palais de L’Elysées et attendant l’arrivée de Kadhafi. Un organe de propagande lybien pourrait même reprendre ces photos à son compte et les publier accompagnées d’une légende qui décrirait “les citoyens de Paris venus en masse acclamer la venue du Guide.”

J’imagine notre vieux parisien zélé s’étrangler de colère en tombant sur une telle photo.

grève

Posted in Uncategorized avec des tags , , on octobre 17, 2007 by yonggook

Demain la grève. Pour en évaluer l’ampleur, il suffit d’énumérer les syndicats de la RATP qui ont lancé l’appel : CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSI, SUD, UNSA BUS, UNSA GATC et UNSA SAT.

Malgré les innombrables inconvénients et autres sujets d’énervements, la grève est l’unique moment où l’on peut observer certains specimens parisiens rares: l’homme d’affaire en costume trois pièces sur une trottinette slalomant entre les passants; ou l’élégante parisienne complètement perdue sans son taxi ou son métro et se résignant au bout du désespoir, à demander au premier passant où se trouve la Seine.

Pour oublier l’enfer qui attend les Parisiens demain, laissons Claude Lelouch nous faire rêver d’un Paris qui s’éveille paisiblement, et que l’on traverse en un éclair, de porte Dauphine à Montmartre, pour retrouver sa belle.

Sous le ciel de Paris

Posted in Non classé avec des tags , on juillet 9, 2007 by yonggook

Il existe tant de raisons de détester Paris.

Surtout après un séjour passé en Asie où le service parking de n’importe quel hypermarché du coin égale à l’aise le service de voiturier de n’importe quel lounge huppé parisien, avec le sourire en plus, l’arrogance et le pourboire en moins.

Surtout après une journée entière passée à tenter de résoudre un problème d’emails au bureau, trimballé entre le fournisseur d’accès Internet qui prétend que le problème vient de l’hébergeur du serveur, l’hébergeur du serveur qui prétend que le problème vient du réseau interne, et l’administrateur du réseau interne qui prétend que le problème vient soit du fournisseur d’accès, soit de l’hébergeur.

Surtout après une heure passée dans une grande brasserie parisienne, à attendre qu’un serveur daigne venir prendre votre commande et celle d’un investisseur américano-chinois qui se trouve être votre invité de marque et qui n’a que quelques instants à vous accorder avant de repartir au loin. Et qu’en plus, vous vous levez trois fois pour chercher de l’aide, pour à chaque fois, tomber sur le même serveur qui vous répond que lui ne s’occupe pas de votre table mais qu’il va appeler le serveur en charge.

Où d’autre que chez les Parisiens existe-t-il ce subtil mélange de nonchalance, d’arrogance, d’impolitesse, et de suffisance; combinaison maléfique entraînant systématiquement chez celui qui y est confronté soit le pétage de plomb, soit la dépression, soit la fuite puis la demande d’asile dans un pays, n’importe lequel, pourvu qu’il soit loin de Paris.

On se surprend alors à comprendre ces quelques Japonais qui tous les ans, sont atteints du syndrome de Paris, qui les rend dépressifs, sujets à des délires de persécution, voire suicidaires, tant ils sont choqués par l’attitude parisienne en totale contradiction avec l’esprit de groupe, la timidité, la politesse et le sérieux des Japonais.

C’est dans cet état d’esprit que je reviens à Paris un dimanche soir, après un weekend de campagne, verdure et air pur tellement salvateur qu’il fait craindre encore plus le retour à la ville.

Dans le taxi qui file sur les quais de Seine, Paris tente de se faire pardonner l’espace d’un instant suspendu entre le jour et la nuit. Dehors, les nuages s’effacent tandis que les réverbères toujours éteints, laissent un dernier répit à la lumière du jour. Le soleil couchant semble alors trop heureux de déployer furtivement ses rayons couleur pourpre qui viennent éclairer quelques monuments, heureux élus d’un Paris propre et appaisé.

Devant moi, les ponts se succèdent revêtus d’une parure d’or éphémère. A gauche, le Palais de Justice s’éclaire tel une forteresse majestueuse renfermant une Sainte Chapelle dont j’entrevois le clocher et qu’il me tarde de retourner visiter. Derrière moi, la Tour Eiffel scintille de ses mille feux pour annoncer 22heures.

Paris, ville lumière: ce nom prend alors tout son sens.

Paris, ma ville.

Paris est toujours en fête

Posted in Non classé avec des tags , on janvier 17, 2007 by yonggook

“Paris est toujours en fête” répète mon père à chaque fois qu’il est à Paris, pensant reprendre une citation de Cocteau.

Il semblerait que Cocteau ne soit pas l’auteur d’une telle phrase. Mon père s’est sûrement approprié le titre français de l’autobiographie d’Hemingway “Paris est une fête”, ainsi que le “Paris sera toujours Paris” de Maurice Chevalier, pour clamer son “Paris est toujours en fête”.

Sur le pont piéton reliant la rive gauche à Notre Dame, par un après-midi d’hiver doux et ensoleillé, le saxophoniste cotoie les rollerbladers. Ces derniers étalent leur talent aux yeux des passants, à coup de figures artistiques et de slaloms multicolores. Le saxophoniste joue “You go to my head” pour le plus grand plaisir d’un couple d’Italiens.

Ce couple s’improvise danseurs d’un moment, ne résistant pas à l’envie d’honorer cet air de jazz d’un slow maladroit au début, langoureux à la fin. Les passants eux, s’improvisent photographes pour immortaliser ce Paris en fête.

Cet épisode me renvoie dix ans en arrière, par un soir d’été pluvieux où, marchant près du Jardin du Luxembourg, je croise un couple abrité sous un porche, dansant un slow amoureux. Pour seule musique, les rires et applaudissements de leur enfant dans une poussette, spectateur privilégié de l’instant où se mêlent tendresse et beauté.

Hiver ou été, soirée ou journée, pluvieux ou ensoleillé, Paris est toujours en fête.

Paris sous les bougies

Posted in Non classé avec des tags , on novembre 5, 2006 by yonggook

Instant surréaliste où Paris se trouve plongé dans le noir le plus total.
Parce qu’à des centaines de kilomètres de là, en Allemagne, une ligne à haute tension craque sous le poids de la demande d’énergie qui augmente face au froid soudain qui frappe l’Europe. Des quartiers de Hambourg, Rome ou Paris se retrouvent alors coupés de lumière et de chaleur artificielle.
Bientôt, des lumières apparaisent ici et là: les bougies remplacent la fée électricité. Et les visages des Parisiens réapparaissent, ravis que cette parenthèse à la modernité leur procure un supplément d’intimité, espérant secrètement qu’avec les lumières des siècles passés apparaitront les envies romantiques ou libertines de ces mêmes années.


Mais bientôt, le charme fut rompu.

La dame du métro (3/3)

Posted in Non classé avec des tags , on décembre 15, 2005 by yonggook

Notre téméraire passager s’avance donc d’un air résolu vers le sosie du tortionnaire de Midnight Express:

- “C’est pas bien ce que vous avez dit. Vous voyez bien qu’elle est dérangée la pauvre dame, et que ça n’a rien à voir avec sa race! Vous faites un amalgame qui est super dangereux!”

L’autre n’a pas le temps de répondre. Bientôt, le métro arrive en station, les portes s’ouvrent et notre courageux défenseur des valeurs humanistes descend prestement pour disparaitre dans un couloir de correspondance.

Plus de braillements de la femme dérangée, plus de protagoniste pour débattre d’immigration… Notre gros Méditerranéen, frustré au début de ne pas pouvoir rendre la monnaie de sa pièce au provocateur qui vient de descendre, se calme progressivement, alors que les passagers retournent à leurs occupations normales.

Quelques jours plus tard, un épisode me fera réfléchir de nouveau à l’épisode du métro.

Rentrant des courses, je monte dans l’ascenseur de mon immeuble en compagnie d’une voisine que je vois pour la première fois: une dame, d’origine africaine, d’une cinquantaine d’années, assez distinguée… Tiens, tiens… Mais non, ce n’est pas la dérangée du métro. D’ailleurs elle m’adresse la parole de manière tout à fait courtoise et audible:

- “Et vous, de quelle origine êtes-vous?”
- “coréenne…”
- “Ca c’est très bien, les gens comme vous au moins, ne font pas d’histoire, c’est pas comme les arabes…”
- “Oooooh, vous pouvez pas dire ça madame, ça n’a aucun rapport avec les origines des gens, d’ailleurs…”
Elle me coupe, sûre de son fait:
- ” Est-ce qu’on a déjà entendu à la télé que des Chinois faisaient des problèmes??? Hein?? Répondez-moi juste sur ce point.”
Je bataille, mais à quoi bon?…
- “Mais les Chinois sont moins nombreux que les Arabes, c’est normal qu’on entend moins parler d’eux, et puis ils viennent peut-être dans de meilleures conditions, et puis…”
- “Non, mais répondez juste à ma question: avez-vous déjà entendu à la télé des faits divers avec des voyous chinois??”
- “Non, mais…”
- “Voilà, c’est tout!”
L’ascenseur arrive à l’étage de ma voisine triomphante. Elle descend en me saluant d’un:
- “Que Dieu vous garde en bonne santé!”

Cette voisine m’a définitivement convaincu: blancs, noirs, marrons, ou jaunes, nous sommes tous égaux devant la connerie, qui a de beaux jours devant elle.