Archive pour temps

terminer 2008 avec pink floyd, la reconnaissance que tout pourrait être bien pire, et que demain sera meilleur

Posted in Uncategorized avec des tags , , , on décembre 30, 2008 by yonggook

Le temps qui reste – Serge Reggiani

Posted in Uncategorized avec des tags , on juillet 22, 2008 by yonggook

Combien de temps…
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien ?
Quand j’y pense, mon coeur bat si fort…
Mon pays c’est la vie.
Combien de temps…
Combien ?

Je l’aime tant, le temps qui reste…
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l’aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu’il n’y a pas longtemps…
Et que mon pays c’est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c’est comme ton pain…
Gardes-en pour demain…

J’ai encore du pain
Encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore…
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d’Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu’à la fin de ma voix…
Je l’aime tant le temps qui reste…

Combien de temps…
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages…
J’ai tant de gens à voir, tant d’images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C’est drôle, les cons ça repose,
C’est comme le feuillage au milieu des roses…

Combien de temps…
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m’en fous mon amour…
Quand l’orchestre s’arrêtera, je danserai encore…
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul…
Quand le temps s’arrêtera..
Je t’aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment…
Mais je t’aimerai encore…
D’accord ?

vu, lu ou entendu cette semaine

Posted in Uncategorized avec des tags , on juillet 22, 2008 by yonggook

Time heals nothing….It just formats our brain and makes it empty again;deleting the history files stored in the memories of this disc called mind.”

Bhuwan Thapaliya

vu, (re)lu ou entendu cette semaine

Posted in Uncategorized avec des tags , , on juillet 15, 2008 by yonggook

Marcel Proust - A la recherche du temps perdu“Mais quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir.”

Marcel Proust

A la recherche du temps perdu

vivre boire et mourir

Posted in Uncategorized avec des tags , on juin 26, 2008 by yonggook

Il existe deux manières d’exprimer son affection à un père qui boit trop: le réprimander à chaque fois qu’il tente de lever le coude, ou le laisser boire mais le raccompagner chez lui sain et sauf une fois qu’il est ivre mort.

On peut comprendre les deux attitudes. Les partisans de la réprimande font preuve d’exigence. Celle qu’on impose seulement à ceux qu’on aime. Ces réprimandes là valent plus chers que n’importe quelle indulgence, car il ne s’agirait pas d’indulgence, mais de négligence, voire d’indifférence que de ne pas ponctuer chaque gorgée de vin du paternel d’un: “papa, arrête de boire comme ça, tu vas te ruiner la santé! Tu veux voir grandir tes petits enfants oui ou merde? ” Et qu’importe si un verre de plus ou de moins n’aura que peu d’incidence sur la santé d’un père au crépuscule de sa vie. Au contraire, ne pas le lui reprocher serait capituler face au temps qui passe.

Oui mais voilà pensent les partisans du laisser-faire, le temps passe sans qu’on ne puisse rien y faire. Et le papa, comme la maman, finit par mourir avec ou sans alcool. Lui reprocher ses excès, c’est se cacher derrière l’illusion confortable que l’alcool entraîne la mort, alors qu’en fait, c’est la vie qui entraîne la mort. Alors laissons-le terminer sa vie comme il l’entend: complètement bourré s’il en a envie, avec quelques jours d’avance ou de retard, quelle importance, pourvu que ces derniers jours soient remplis de bonnes choses, à défaut d’être éternels.

La grosse tête

Posted in Uncategorized avec des tags , , on mai 20, 2008 by yonggook

Le point commun de tout progrès scientifique n’est-il pas de gagner du temps? D’après mon patron, pour qui le savoir et le temps sont deux obsessions pathologiques, il reste un domaine où l’on n’a pas réussi à gagner du temps: l’apprentissage. Car si nous savons voyager plus vite, calculer plus rapidement, informer presque instantanément, ou vivre de plus en plus longtemps, il nous faut toujours environ 5000 heures pour apprendre une langue étrangère, ce qui était déjà le cas un siècle auparavant.

Comment apprendre plus vite? Les sciences cognitives nous fourniront sûrement un jour une réponse. La science fiction nous propose déjà des pistes imaginaires, faisant de nous des mi-hommes mi-machines. Mais rassurez-vous, nous n’aurons peut-être pas à nous enfoncer un câble derrière le cou pour apprendre le Kung-fu en 10 minutes comme dans Matrix.

Pour mon patron, la réponse se trouve dans l’événement majeur qui a permis à l’ancêtre de l’homme d’apprendre plus vite, d’accélérer son évolution, et finalement, de surclasser toutes les autres espèces animales. Il y a des millions d’années donc, durant l’ère paléolithique, nos ancêtres les Australanthropes se redressent sur leurs deux pattes arrières, permettant ainsi de supporter un cerveau plus lourd et volumineux. Et ils ne vont pas se priver: d’environ 600 cm3, le cerveau passe à 1000 cm3 chez les Archanthropes, puis enfin à 1400 cm3 chez les Néanthropes (nous), il y a 90′000 ans.

Si nous trouvions les conditions pour que le volume de notre cerveau grandisse encore, nous pourrions alors nous réveiller un lundi matin bilingues pour nous coucher trilingues le dimanche suivant. Or le volume de notre tête est limité par une contrainte majeure: la taille de l’ouverture par laquelle nous devons passer pour venir au monde.

La prochaine rupture dans l’évolution humaine viendrait donc lorsque des utérus artificiels hors du ventre de maman accueilleront les foetus. Mon patron en semble persuadé. Je reste un peu dubitatif, mais sa réflexion me confirme une autre vérité: que c’est vraiment le sexe des femmes qui nous rend bêtes, nous les hommes.

lu, vu, ou entendu cette semaine

Posted in Uncategorized avec des tags , , , on décembre 17, 2007 by yonggook

“For those who are compelled by their natures always to be looking back at what has been, rather than forward into the future, the great danger is tears, the unstoppable weeping that the Greeks, if not the author of Genesis, knew was not only a pain but a narcotic pleasure, too: a mournful contemplation so flawless, so crystalline, that it can, in the end, immobilize you.”
Daniel Mendelsohn, “The Lost, A search for six of six million”

Non, je ne suis pas entré dans la secte des adorateurs de Daniel Mendelsohn. Mais son dernier bouquin est puissant.

vu, lu ou entendu cette semaine

Posted in Uncategorized avec des tags , , on mars 6, 2007 by yonggook

J’inaugure ici un post hebdomadaire de choses vues, lues ou entendues.

Une image, ou une phrase gravée chaque semaine dans ce blog, en hommage à toutes celles qui nous interpellent avant de se perdre dans l’oubli.

Désolé, j’entame cette tradition par une pensée macabro-mystique que l’on m’a envoyée par email. J’ai beau chercher, c’est celle-ci qui m’a le plus interpellé:

“La vie est une succession de rencontres et de séparations. Puisque nous arrivons seuls en ce monde et que nous le quitterons seuls, peut-être est-il préférable de connaître des séparations tout au long de sa vie, comme un entraînement pour la séparation éternelle.”

Et en VO
“인생살이가 언제나 만나고 헤어지는 일의 연속이네. 누구나 혼자 왔다 혼자 가는 것이니, 아주 영영 헤어지는 연습을 미리 해두어야지, 나중에 더 잘 견딜 수 있겠지.”

A méditer…
Avec modération…

Immediate boarding

Posted in Uncategorized avec des tags , , on février 4, 2007 by yonggook

Aéroport, lieu de toutes les émotions.

Laissons de côté les nomades insensibles pour qui l’aéroport est un lieu de passage tellement commun qu’ils franchissent la douane comme d’autres franchiraient les portiques du métro. Pour tous les autres, l’émotion est là : l’excitation d’un voyage qui commence, ou le regret de celui qui prend fin, la joie des retrouvailles, ou la tristesse de l’au revoir, surtout lorsqu’on ne sait pas quand on se reverra.

Le compte à rebours des adieux commence aux portes de l’aéroport.

Voici venu le temps de se dire au revoir. Mais pas maintenant, pas encore. Il reste du temps avant l’embarquement. Un sursis est alors obtenu autour d’un café, où les derniers moments de convivialité tentent de masquer l’angoisse du temps qui passe.

Il faut y aller. L’instant des derniers gestes, des derniers mots est arrivé. Les convenances prennent le pas : on s’embrasse, on s’étreint, on se dit du bien. L’émotion déborde parfois. Les uns partent, les autres restent.

Pour certains l’histoire s’arrête là. Pour d’autres, elle se prolonge des yeux, des sourires, et des signes de la main échangés le temps du passage de l’autre côté. Ca y’est, l’autre est passé. Un dernier aperçu d’une silhouette au loin qui fait un signe de la main et qui se fond dans la foule.

Ne reste plus alors que l’idée de l’être quitté, bientôt si loin, mais toujours si proche quelque part dans cet aéroport, de l’autre côté. Certains attendront alors dans un café, se raccrochant à cette seule idée.

Puis l’embarquement immédiat est annoncé.

Il faut maintenant s’en aller.

On verra demain

Posted in Uncategorized avec des tags , on novembre 2, 2006 by yonggook

Je reprends ce blog plus de 10 mois après mon dernier post, et je me demande soudain pourquoi je l’ai intitulé “demain sera meilleur”.

Demain sera meilleur parce qu’un inventeur fou aura mis au point un système rendant obsolète les distances géographiques. Je passerai alors de paname à seoul, comme je passe de ma salle de bain à ma chambre après ma douche.

Demain sera meilleur parce qu’on est déjà passé des affreuses soupes knorr tomates vermicelles lyophilisées, aux succulentes soupes aux lentilles et bacon fumé vendues au rayon frais, et que demain, mon frigo me les achètera pour moi dès que j’en manquerai.

Demain sera meilleur parce que sous l’effet de serre, une plage tropicale m’attendra à quelques pas de chez moi.

Demain sera meilleur parce qu’à Bach succéda Mozart, à qui succéda Beethoven, à qui succéda Rachmaninoff, à qui succéda Armstrong, à qui succéda Coltrane, à qui succédèrent Richard Clayderman et Kenny G.

Demain sera meilleur parce que je n’aurai plus à chercher la femme de ma vie; elle sera là, à côté de moi.

Demain sera meilleur parce que si la femme de ma vie se refuse à moi, Google Match sera là, pour me proposer en 0,87 secondes, 87 remplaçantes potentielles dont les critères seront pertinents avec 87% des miens.

Demain sera meilleur…